Maintenance des défibrillateurs : les points de contrôle

La maintenance des défibrillateurs automatisés externes, ou DAE, répond à des obligations réglementaires précises. La loi « Défibrillateur cardiaque » encadre cette démarche. De plus, l’entretien doit respecter les recommandations du fabricant. Le décret n° 2018-1186 du 19 décembre 2018 précise les conditions de maintenance. Celle-ci peut être réalisée par le fabricant, sous sa responsabilité, par un prestataire de tierce maintenance ou par l’exploitant lui-même. Avant de signer un contrat de maintenance DAE, plusieurs points doivent donc être vérifiés. Vérifier la fiabilité de la société de tierce maintenance La première question à poser est simple : le mainteneur est-il habilité par le fabricant ? Un défibrillateur est un dispositif médical. Sa maintenance exige donc des compétences techniques précises. Le technicien doit pouvoir contrôler le cœur de l’appareil. Il vérifie notamment les simulations cardiaques, l’énergie délivrée, les autotests et les mises à jour logicielles. Par ailleurs, l’ouverture d’un DAE par une personne non habilitée peut annuler la garantie. Elle peut aussi engager la responsabilité de l’exploitant en cas de panne. Pour sécuriser votre choix, demandez deux justificatifs : L’habilitation délivrée par le fabricant. La certification ISO 13485 liée aux dispositifs médicaux. Ainsi, vous vous assurez de confier votre parc de défibrillateurs à un prestataire qualifié. Les points de contrôle lors de la maintenance des défibrillateurs Lors de la maintenance du DAE, le technicien contrôle l’ensemble de l’installation. Il inspecte à la fois le défibrillateur, son boîtier, ses accessoires et ses consommables. Les principaux points de contrôle sont les suivants : Examen de l’état général du boîtier. Contrôle approfondi de la connectivité. Test complet du boîtier mural. Vérification du bon état opérationnel du défibrillateur. Contrôle des indicateurs de traçabilité. Vérification des voyants LED. Contrôle de la capacité résiduelle de la pile. Inspection des électrodes et de leur emballage. Lancement d’un autotest. Vérification de la version logicielle, selon le modèle. Mesure des énergies délivrées lors d’un choc. Administration de trois chocs successifs de test. Analyse de rythmes cardiaques ne nécessitant pas de choc. Contrôle des dates de péremption des accessoires. Vérification de la validité des électrodes. Contrôle du kit de premiers secours. Vérification de la pile lithium. Contrôle de la signalétique réglementaire. Pose ou mise à jour de l’étiquette de maintenance. Réparation, remplacement de pièces ou échange si nécessaire. Mise à jour logicielle, selon le modèle. Remplacement de la pile de sauvegarde interne, selon l’appareil. Tests de sécurité électrique, selon le modèle. Récupération des données médicales et techniques. Réinitialisation de la mémoire d’enregistrement. Nettoyage et désinfection du matériel. Mise à jour des données sur GéoDAE. Maintenance après utilisation médicale, si nécessaire. Mise à jour du registre de maintenance. Mise à jour du registre de sécurité, si présenté. Rédaction du rapport d’intervention. Enfin, le technicien appose une étiquette indiquant la date de la prochaine maintenance. Le contrat de maintenance couvre l’assistance suite à une utilisation médicale Un contrat de maintenance DAE inclut généralement une assistance après utilisation médicale. Après un arrêt cardiaque, le défibrillateur doit être contrôlé rapidement. En effet, il doit redevenir opérationnel sans délai. Le technicien procède alors à plusieurs actions : Inspection de l’état général de l’appareil. Récupération des données d’intervention anonymisées. Mise à disposition des données pour les secours, si besoin. Effacement de la mémoire de l’appareil. Remplacement des électrodes utilisées. Nettoyage et désinfection du matériel. Contrôle du bon fonctionnement du DAE. Dans ce cadre, le déplacement du technicien est souvent compris dans le contrat. L’exploitant peut donc anticiper les coûts. Une étiquette d’identification doit aussi figurer sur le boîtier ou près du défibrillateur. Elle doit respecter l’arrêté du 29 octobre 2019. À retenir La maintenance des défibrillateurs ne se limite pas à une visite annuelle. Elle repose sur trois piliers : Un mainteneur qualifié. Des contrôles techniques complets. Un suivi régulier par l’exploitant. Un DAE bien entretenu reste disponible à tout moment. Il peut alors jouer pleinement son rôle dans la chaîne de survie. Ressources complémentaires :  ► Maintenance des défibrillateurs (DAE) : obligations réglementaires et bonnes pratiques Guide du défibrillateur L’objectif de ce guide est de fournir de précieux conseils pour bien choisir son défibrillateur.  Consulter le guide ►